Conflits d’intérêts paroxystiques : les PGC (produits de grande consommation).



• 6 promotions sur 10 de PGC ne sont pas rentables pour les industriels. But de ces promotions, conserver ou gagner des mètres linéaires sur la concurrence.
• Coût de la promo dépendance en France : 4milliards d’€ par an.
• Coût du gaspillage alimentaire au foyer par les ménages : entre 8 et 20 milliards d’€ par an.
• Pendant la même période, la guerre des prix n’aura restitué qu’1 milliard d’€ de pouvoir d’achat.
• Dégâts collatéraux hors pertes économiques ; surexploitation des ressources naturelles et conséquemment augmentation des prix sur les productions futures.

Pour parodier le célèbre théorème de Schmidt, nous pourrions dire que « Les promotions d’aujourd’hui sont les pertes garanties de demain et les catastrophes inévitables d’après-demain ».

Guerre entre producteurs ou sous-traitants sous la pression des industriels et guerre entre industriels sous la pression des distributeurs qui eux-mêmes commencent à subir la pression des mastodontes américains ou chinois (Amazon, Alibaba) avec lesquels ils s’allient pour ne pas disparaître, ou seulement différer leur disparition.

Spéculations et guerres pour les matières premières, « eldorados » de main d’œuvre à bon marché sous le joug de mafias nationales ou transnationales, tous nos produits gratuits coûtent très cher, et le changement climatique que chacun commence à subir, n’est que le rendu en menue monnaie – pour l’instant- de notre dette écologique contractée au fil des années d’une exploitation sans limites d’un monde limité.

Pour retrouver du crédit, certaines marques, enseignes ou entreprises sous surveillance des consommateurs se contentent de saupoudrer un peu d’éthique sur l’étiquette, quand d’autres sous la contrainte de décisions politiques (loi mettant fin aux folles promotions) cherchent à réenchanter l’imaginaire des consommateurs qui se détournent d’elles.

Mais lassés d’être les colibris qui font leur part, sans que les responsables ne prennent la leur, de nombreux consommateurs s’organisent avec succès autour de nouveaux concepts où création de sens et partage des fruits du travail placent chacun face à ses responsabilités.
Le plus gros succès commercial d’une nouvelle marque lancée ces 30 dernières années, sans publicité ou commerciaux en magasins – tout cela en moins de 2 ans- est une marque créée et gérée par les consommateurs, « C’est qui le patron ! ». Marque qui permet de rémunérer les producteurs au juste prix, aux consommateurs de participer à l’élaboration du produit ainsi que de fixer le prix de vente au détail et dans un engagement bilatéral de veiller au respect du cahier des charges.
Ces réponses citoyennes et fédératrices pour remettre un peu de sens commun dans le quotidien sont amenées à se multiplier dans de nombreux secteurs ces prochaines années.